Ascenseur

Danses Nocturnes / Benjamin Britten - Sylvia Plath / Avec Sonia Wieder-Atherton et Charlotte Rampling

(c) Marthe Lemelle Télécharger PRESSE

Conception : Sonia Wieder-Atherton et Charlotte Rampling
Assistante à la conception : Emmanuelle Touati
Mise en scène : Sonia Wieder-Atherton
Création lumières : Franck Thevenon
Régie générale : Damien Dufaitre
Production : Les Visiteurs du soir


"J’ai découvert Sylvia Plath il y a des années, à l’occasion d’une pièce jouée par Delphine et Coralie Seyrig autour des lettres de Sylvia Plath à sa mère.
C’est donc par sa correspondance et plus tard ses journaux, puis enfin sa poésie, que je suis entrée dans son univers.
Dans ses journaux il y a toute sa vie. Car à chaque instant de sa vie, elle écrit. Ses éblouissements, ses chutes dans le noir, ses rencontres, ses recherches inlassables.
Pour moi, lire ce journal, c’est comme sentir battre le pouls de Sylvia Plath.
Le sentir s’emballer, ralentir, au quotidien. Peut-être un travail pour arriver à cette poésie qui nous fait face avec sa force fulgurante.
Sa poésie, un chant, un cri, qui bien au-delà de toute notion biographique questionne la vie. Va jusqu’à détruire pour pouvoir renaître. Éternellement renaître.

C’est cette poésie que j’ai imaginée dite par Charlotte Rampling quand est né notre désir de travailler ensemble. Bien sûr j’entendais son timbre un peu rauque, expressif, proche du violoncelle, mais surtout je sentais que porter la voix de Sylvia, cette voix solitaire et radicale, c’était pour elle.
Puis j’ai eu cette intuition, Benjamin Britten. Ses suites pour violoncelle seul. Libres et puissantes. D’une telle imagination d’écriture.
Dès la première répétition il y a eu une évidence.
Comme si l’univers de Britten n’avait pas peur de celui de Plath. De ses extrêmes, du bruissement de sa langue. Bien au contraire. Il allait avec elle, lui donnant la main. La précédant ou la suivant de ses marches obsédantes, ses chants profonds, ses couleurs infinies, ses contrastes, son humour même parfois. Et son sens de la forme.
Il y a des choses qui ont leur propre force, leur propre logique. Et qui vous conduisent plutôt que vous ne les conduisez."
Sonia Wieder-Atherton

Programme

Sylvia Plath, « Lady Lazarus »
Benjamin Britten, Suite n° 2, op. 80, « Declamato » (largo)
Sylvia Plath, « The Night Dances »
Benjamin Britten, Suite n° 2, op. 80, « Fuga » (andante)
Sylvia Plath, « Edge »
Sylvia Plath, « Ariel »
Benjamin Britten, Suite n° 2, op. 80, « Scherzo » (allegro molto)
Sylvia Plath, « Letter in November »
Benjamin Britten, Suite n° 2, op. 80, « Andante lento »
Sylvia Plath, « Three Women », extraits
Sylvia Plath, « Daddy »
Benjamin Britten, Suite n° 2, op. 80, « Ciaccona » (allegro)
Sylvia Plath, « Wintering »
Sylvia Plath, « Medusa »
Benjamin Britten, Suite n° 3, op. 87, « Barcarola » (lento)
Sylvia Plath, « Contusion »
Benjamin Britten, Suite n° 3, op. 87, « Fuga » (andante espressivo)
Sylvia Plath, « Love Letter »
Benjamin Britten, Suite n° 3, op. 87, « Introduzione » (lento)

Durée : 1h