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Sonia Wieder-Atherton (c) Richard Dumas - Naïve.jpg

Sonia WIEDER-ATHERTON

Sonia Wieder-Atherton a toujours fait de la musique son laboratoire. C’est la recherche qui l’a mené au fil du temps d’un répertoire à l’autre, de découverte en découverte. Dans une exploration permanente. Tournant et retournant les trajectoires, déviant les frontières, déjouant les présupposés dans une inlassable recherche de sens.

Elle est née à San Francisco d’une mère d’origine roumaine et d’un père américain.
Elle a grandit à New-York puis à Paris. A Paris, elle entre au Conservatoire National Supérieur dans la Classe de Maurice Gendron. Très vite, elle s’interroge sur les formes et les sons à la recherche, déjà, d’un langage commun à toutes les musiques.
A 19 ans elle passe le rideau de fer et part vivre à Moscou pour étudier avec Natalia Chakhovskaïa au Conservatoire Tchaïkovski. Elle gardera en elle de ces années Russes, en plus d’un enseignement d’excellence, un rapport particulier au temps, aux histoires et aux hommes.

De retour en France elle ne cesse de questionner le répertoire. Elle est Lauréate du Concours Rostropovitch à 25 ans.
Travailleuse de fond, Sonia Wieder-Atherton expérimente sans cesse. Elle aime décrypter et comprendre la langue de compositeurs contemporains dont elle devient très vite l’alliée et qui écrivent pour elle (Pascal Dusapin, Georges Aperghis, Wolfgang Rihm …).
C’est avec la même recherche qu’elle aborde les pièces du répertoire dit« classique ». Et c’est ce qui fait d’elle une interprète à part.
Elle joue en soliste sous la directions de nombreux chefs, avec entre-autres: l’Orchestre de Paris, l’Orchestre National de France, l’Orchestre National de Belgique, le Philharmonique de Liège, le Philharmonique d’Israël, l’Orchestre Gulbenkian de Lisbonne, l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg, l’Orchestre de la NDR de Hanovre, le REMIX Ensemble, Les Siècles, Asko/Schönberg… et collabore régulièrement avec des musiciens avec qui elle enregistre et joue en concerts (Imogen Cooper, Raphaël Oleg, …).

Ces dernières années, elle est à l’origine de nombreux projets qu’elle conçoit et met en scène : Chants juifs, un cycle pour violoncelle et piano ou elle s’inspire de l’art des hazan. Chants d’Est, pour violoncelle et ensemble instrumental, conçu tel un voyage de la Russie à la Mittel Europa. Vita, pour violoncelle seul et trois violoncelles, où elle raconte la vie d’Angioletta-Angel à travers deux génies hors de leur temps, Monteverdi et Scelsi. Odyssée pour violoncelle et chœur imaginaire, une femme seule avec son violoncelle accompagnée d’une bande-son, se confronte aux éléments. Vent, vagues, chaos, tempêtes... Little Girl Blue, from Nina Simone.
Pour Sonia Wieder-Atherton. Jouer Bach, Beethoven, des chants juifs ou Nina Simone, c’est faire le même geste, c’est poser la même question: celle d’une voix qui ne pourra jamais se comprendre si elle s’écoute insolemment.

Sonia Wieder-Atherton repousse dans cesse les limites de ses explorations et c’est dans cette même recherche qu’elle se tourne avec son violoncelle vers d’autres expressions: s’ajoutent des projets tels que D’Est en musique, spectacle conçu avec les images du film D’Est de Chantal Akerman. Danses Nocturnes, avec Charlotte Rampling, où se rencontrent les œuvres de Benjamin Britten et de Sylvia Plath. Navire Night, de Marguerite Duras, avec Fanny Ardant.
En 2011, elle reçoit le prix des Arts de la Fondation Bernheim, qui désigne chaque année trois lauréats dont l’œuvre a valeur créatrice dans chacun des domaines des arts, des lettres et des sciences.

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