À PROPOS
Les Carnets de là-bas, traversés par la magie de la présence
C’est par les mots que tout a commencé, avec le désir de témoigner de ces deux ans et demi passés derrière le rideau de fer à l’âge de 19 ans.
Derrière l’hommage rendu à sa professeure, soliste magnifique, âme généreuse et résistante discrète du quotidien, Sonia Wieder-Atherton donne corps à une femme, à une ville et à tout un monde lointain.
Les Carnets de là-bas vibrent à la croisée de deux univers qui jusqu’ici ne s’étaient jamais approchés : celui, de musique et de mots, de Sonia Wieder-Atherton, habitée par la présence de Natalia Chakhovskaïa depuis ses études au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou au début des années 1980 ; et celui, tout en images, de Clément Cogitore, inspiré des carnets de ces années soviétiques écrits par la violoncelliste. Entre « morceaux de mémoire » et reconstitution fictive, leur récit musical invite à une palpitante traversée du temps.
Je suis assise dans le train Gare du Nord, un soir, le plexus noué…
attendant non seulement le départ du train pour Moscou, mais le visa promis depuis des mois pour pouvoir partir. Il devait être prêt ce jour-là. L’ambassade m’aurait dit, prenez ce train-là, on vous apportera le visa à la Gare. Est-ce que cette histoire est possible ? Le visa jeté par la fenêtre par quelqu’un de l’Ambassade quelques minutes avant le départ du train ? C’est ce dont je me souviens. Mais ce qui est sûr c’est que j’avais 19 ans et je partais « derrière le rideau de fer ».
Et puis la voix du violoncelle autour de laquelle s'enroulent les strates du temps. Un violoncelle seul. Un violoncelle qui appelle d'autres voix de violoncelles.
Il faut que tu saches ça, ce que je viens de te dire. Et que tu ne l’oublies pas. Tu dois te construire aussi bien sur ce qui est toi, que sur ce que tu cherches à trouver.
Ce que tu dois travailler c’est oser déchirer l’espace. Plus tu sais tendre un fil jusqu’à son point de rupture, plus tu dois travailler la peur de le rompre.
crédits SPECTACLE
Carnets de là-bas a été représenté à La Filature de Mulhouse, au Tandem théâtre d’Arras et à la Philharmonie de Paris Cité de la musique dans la salle des concerts en avril 2024
CRÉATION, TEXTES & VIOLONCELLE
Sonia Wieder-Atherton
VIDÉO, COLLABORATION ARTISTIQUE
Clément Cogitore
CRÉATION LUMIÈRE
Sylvain Verdet
SCÉNOGRAPHIE
Alban Ho Van
CRÉATION SONORE
Benoit Gilg et Franck Rossi
RÉGIE GÉNÉRALE
Héloïse Evano
RÉGIE VIDÉO
Quentin Balpe
VIDÉO
Production déléguée WALTER FILMS Co-production LA CITÉ DE LA MUSIQUE – PHILHARMONIE DE PARIS Réalisation Clément Cogitore Montage Benjamin Mirguet Textes et voix Sonia Wieder-Atherton Création de la bande sonore Sonia Wieder-Atherton Accompagnée de Franck Rossi Prise de son Benoit Gilg Étalonnage Quentin Balpe
