Création scénique

EXIL

AVEC

la collaboration de sarah koné
la compagnie sans père
& laurent cabasso

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À PROPOS

De tous temps, en tous lieux, des peuples oppressés ont fui.

“Poussés par la guerre, par la famine, par l’extrémisme, par la folie meurtrière des hommes.
Qu’ils soient chassés, déplacés, emmenés, arrachés à leurs vies.
Qu’ils viennent d’Asie, d’Afrique, d’Europe ou des Amériques.
Qu’ils semblent rescapés de l’Histoire ou écorchés vifs par notre actualité.
Ils sont revenus, ils ont dit, ils ont écrit,
Ces mots nous parviennent, ces langues ont survécu au temps et à l’oubli.
Exil est né parce que j’ai ressenti l’envie, peut-être même le besoin de me trouver face à ces mots si rarement prononcés.
Le besoin de les entendre et de les faire entendre.
De découvrir comment dans certaines forêts, des communautés de migrants s’organisent en un peuple prêt à recevoir la loi.
D’entendre le récit de Cassius, 12 ans, rescapé du génocide rwandais.
Celui de Rithy Pahn à la recherche de l’image manquante, disparue au Cambodge.
Le cri lancé par Charlotte Delbo, Pourquoi ? Pourquoi ? Parce que tout ceci est inexplicable.
Et quelques années après celui de Maya Angelou, Antigone des temps modernes.

J’ai eu besoin d’entendre la langue extraordinaire du récit de la Dame de Qin, un poème disant l’histoire d’une femme victime d’une révolte sanglante dans la Chine du Ve siècle.

Et enfin, écouter le récit que fait la Bible de l’errance de ceux qui partirent de Succoth et campèrent à Etham, à l’extrémité du désert…
Donnant ainsi la main à ceux qui aujourd’hui traversent les déserts.

Puis, j’ai imaginé le grand duo de Galina Ustvolskaya pour violoncelle et piano dont les cinq mouvements, comme des flèches de feu, marqueraient l’espace et le temps.

C’est alors que m’est revenue l’émotion que j’ai ressentie quand j’ai pour la première fois vu le travail des jeunes acteurs chanteurs de la Compagnie Sans Père et de Sarah Koné.

Ainsi, c’est à eux, à leurs voix, à leurs présences, à leurs regards, si différents et si intenses que j’ai eu envie de confier ces textes. Eux qui jamais ne prétendraient faire croire qu’ils pourraient être ces personnes, et en même temps pourraient être chacune d’elles.

J’ai voulu que la voix de mon violoncelle joigne leurs huit voix.

Créant un chœur de voix parlées, chantées.
Comme pour se soutenir. Comme pour continuer.”

PROGRAMME

Textes extraits de //
Jean Hatzfeld, Dans le nu de la vie
Charlotte Delbo, Mesure de nos jours
Rithy Panh, L’image manquante
Maya Angelou, Still I Rise
Wei Zhang, La Dame de Qin
La Bible, Livre des Nombres
Smaïn Laacher, Le peuple des clandestins
Charlotte Delbo, Auschwitz et après

MUSIQUE

Sofia Goubaïdoulina, Prélude n°3 pour violoncelle seul
Galina Ustvolskaya, Grand duo pour violoncelle et piano
Johann Sebastian Bach, Extrait de la 5e suite
Igor Stravinsky, Elégie pour violoncelle seul
Henry Purcell, Let me weep pour voix et violoncelle
François Couperin, Leçon des Ténèbres pour violoncelle seul, extraits
Johannes Brahms, Da unten im Tale
ALB, Golden chains

« J’ai voulu que la voix de mon violoncelle joigne leurs huit voix. Créant un chœur de voix parlées, chantées. Comme pour se soutenir. Comme pour continuer. »

crédits & remerciements

CONCEPTION

Sonia Wieder-Atherton avec la collaboration de Sarah Koné

AVEC LA COLLABORATION  DE

Sonia Wieder-Atherton, violoncelle | Laurent Cabasso, piano Et Anna Gianforcaro, Eliott Appel, Jeanne Pollacchi, Léontine Maurel-Paurd, Ludmilla Bouakkaz, Manon Iside, Matthieu Louis-Marie, Violette Clapeyron

RÉALISATION BANDE-SON

Franck Rossi

SCÉNOGRAPHIE

Lucie Rizzo

LUMIÈRES

Thierry Fratissier d’après une idée de Jean Kalman

PRODUCTION

Madamelune en coproduction avec la Gaité Lyrique, le Théâtre du jeu de Paume, L’abbaye de Noirlac, La Maison de la Musique de Nanterre, l’Arsenal de Metz, le Théâtre de St Quentin en Yvelines

PHOTOS

Marthe Lemelle

AVEC LE SOUTIEN DE

l’Adami, La Culture Copie Privée, la DAC de Paris,
la DRAC Île-de-France et le Fonds de dotation Les Partageurs.

Nouvelle sortie

BACH: Cello Suites Nos. 3 & 4

« Il s’agit de creuser la corde jusqu’à ce que naisse la phrase, ainsi que sa respiration juste. Une phrase en perpétuel devenir. Qui n’en finit pas de se faire et de se refaire. Pour les enregistrer longtemps j’ai attendu. Et puis voilà un jour, ou plutôt une nuit, j’ai commencé. »